Soutien d’Ensemble!80 aux mal-logé-es et à l’action du KASS

Soutien d’Ensemble!80 aux mal-logé-es

« Depuis plusieurs jours, à l’initiative du KASS (Collectif des Actions Solidaires de

la Somme…..), les mal- logé-es investissent les espaces publics de la ville, dressant leurs tentes dans les squares en bordure de boulevards. 

Ensemble!80 apporte tout son soutien à cette initiative. En effet, la fin de la trêve hivernale qui voit le retour des expulsions locatives accentue l’absence de politique sociale des pouvoirs publics en matière de droit au logement. Il y a urgence à ce que des places supplémentaires soient ouvertes dans les centres d’hébergement d’urgence, mais surtout que des solutions durables soient trouvées.

En rendant visibles les mal-logé-e-s,  les non logé-e-s, KASS alerte sur la situation d’urgence. Parce que c’est pendant l’été que les « mortEs de la rue » sont les plus nombreux ! Parce qu’une ordonnance d’octobre 1945 donne la possibilité de réquisitionner

les logements vacants ! Plus que jamais nous réclamons ledroit au logement pour tou.TE.s ! »

Ce matin, le lundi 14 mai, les membres du KASS, Mme Marie BACKELAND,  Mme Soraya DEVALOIS,  M. Mohammed N’DYAE ont été reçus par les représentants de la Ville, Mme Annie VERRIER adjointe au Maire chargée des affaires sociales, M. Jean-Baptiste ROUVILLAIN membre du cabinet de Brigitte FOURRE, Mme Catherine GERARD directrice du CCAS. 

Les membres du KASS ont exposé leurs revendications : 

– La mise à l’abri d’ici la fin de semaine de 20 personnes sans domicile fixe par la Ville d’Amiens : hébergement à l’auberge de jeunesse, en hôtel ou autre…

– Mise à disposition d’un bâtiment appartenant à la Mairie afin de loger une trentaine de demandeurs d’asile d’ici la mi-juin. Cette solution permettrait de désengorger le 115.

– Nous demandons que le dialogue reprenne entre la Ville et les services de la cohésion sociale autour du manque de place en hébergement d’urgence.

– Le KASS souhaite également que la plainte pour l’installation du 1er camp contre l’un de ses membres soit retirée.

Les représentants de la Mairie ont refusé toutes les revendications et invoqué un manque de financement et un domaine de compétence qui n’est pas le leur, renvoyant la responsabilité aux services de l’Etat, plus particulièrement la direction de la cohésion sociale. Les membres du KASS ont alors demandé à ce que 20 personnes soient hébergées en auberge de jeunesse ou en hôtel pendant 10 jours au frais de la Mairie, le temps que des solutions soient proposées par les services de l’Etat. 

Mme Annie Verrier et M. Jean-Baptiste Rouvillain se sont engagés à réfléchir à cette proposition, ils vont en référé à Brigitte Fourré. Les membres du KASS acceptent d’attendre jusque mercredi avant d’entamer une nouvelle action.

Lorsque que l’élu explique aux membres du collectif « Vous savez, le principe de réalité c’est que chacun à sa place et chacun à ses budget ». Marie BACKELAND répond à l’élu aux affaires sociales « Mme Verrier, vous ne pouvez pas juste invoquer une histoire de compétence ou de budget. Nous vous parlons là de 15 à 20 jeunes qui ont 19 ans et qui dorment dans la rue. Vous devez agir, vous devez faire un geste. La ville doit les aider maintenant.» 

Et le jeune Mohammed N’DIAYE d’ajouter «  Jusque là, nous continuerons à dormir dans la rue alors… »

Contact :

ensemble.fdg@gmail.com

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