1336 : buvez du thé, mangez un patron !

C’est l’histoire d’une centaine d’ouvrier.e.s contre la multinationale Unilever, qui regroupe une multitude de marque comme Knorr, Plantafin, Lipton, Elephant, Maille, Alsa, Amora, Miko, Maizena, Dove, Axe, Monsavon, Rexona, Williams, Cajoline, Omo, Skip… et une histoire d’ouvriers qui gagnent !

Quand Unilever annonce aux salarié.e.s de Gemenos qu’ils délocalisent l’usine, ils entrent en lutte pour tenter de créer une Société Coopérative Ouvrière de Production (SCOP), qui demeure aujourd’hui un des rares statuts juridiques légal permettant l’accès aux travailleurs et travailleuses de la propriété de leur outil de travail.Qui récupère son outil de travail et le remet en route sans patron. Après 1336 jours de lutte, avec le soutien de la CGT et des collectivités locales, les ouvrier.e.s créent SCOP-TI : http://www.scop-ti.com/

 

 

Pour nous comme pour Bernard Friot, la réappropriation de l’outil de travail est la clef d’un changement de système. En gros, celles et ceux qui travaillent devraient être les propriétaires de leurs outils, en instaurant la démocratie dans l’entreprise contre le pouvoir de l’argent. Cela concernerait les usines, cles exploitations agricoles, mais aussi ce qu’on appelle aujourd’hui la fonction publique ! Bref, pour nous, les ouvriers de la Scop-Ti 1336 inventent pour nous tous une autre forme de travail en même temps qu’ils luttent pour leur gagne-pain.

Aujourd’hui, leur lutte prend un tournant différent, car ils font face à la pression de la grande distribution qui, bien sûr, rechigne à écouler leur stock. Alors dans un contexte de difficulté économique pour ce petit poucet de la production de thé française, il y a un relais qui peut les aider, celui du réseau militant. Un peu partout, germent des points de vente particuliers, associatifs ou syndicaux. Le principe est simple, l’entreprise envoie du stock, que les militant.e.s revendent dans leurs réseaux, puis renvoient l’argent. Un point de vente c’est peu, mais des centaines, ça commence à peser lourd.

Aujourd’hui, à Amiens, en plus des sections CGT, il y a deux points de vente existants :

1 – Dans les locaux de la Boite Sans Projet, 24 rue Jean Jaures, rue Ledieu, entrée D. contact : boitesansprojet@gmail.com

2 – Dans la coloc du manoir, 492 route de Rouen. contact : gregoire.moquet@gmail.com ou Hugues au 0603442880

Une large gamme de thé et infusion, bio ou pas, sont à votre disposition pour un coût allant de 2,5 à 4 euros la boite.

Ce thé fait vivre la solidarité ouvrière, il éveille les conscience, il réveille les papilles, et en plus c’est bon !

Contactez nous !

 

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.